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TRAÇABILITÉ BOIS TROPICAUX - TRAÇABILITÉ BOIS CAMEROUN
ELÉMENTS TRACÉS
La traçabilité va démarrer à partir des forêts de production, en détaillant les lieux géographiques, les unités de bois produites et leur caractéristique.
Ensuite, la traçabilité va suivre la chaîne de transport et de transformation dans le pays de production (scierie, conditionnement…) jusqu’à l’exportateur, au port de Douala.
A partir de l’importateur situé en Europe, la chaîne va continuer à suivre les circuits logistiques, les unités de fabrication (meubles, parquets, charpente, ébénisterie…) et la distribution jusqu’au consommateur final.
Les unités
géographiques :
Les forêts sont découpées en UFA, Unité Forestière d’Aménagement et DFP
Domaine Forestier Permanent. Chaque unité forestière est identifiée par un
numéro qui est rattaché à l’arrondissement, le département et la province, le
tout complété par les coordonnées GPS. L’ensemble du territoire du Cameroun est
ainsi quadrillé et identifié.

Les unités
physiques :
La première des unités physiques tracées est le tronc d’arbre. Chaque
tronc est identifié au moment de son abbatage. La cime et le feuillage sont
séparées et sont traités par les populations locales pour obtenir du bois de
chauffage, du compost pour les cultures vivrières...
L’identification porte également sur le lieu d’abbattage, qui
correspond à une unité territoriale dument enriegistrée (UFA : unité
forestière d’aménagement).
Les troncs sont regroupés en lots et transportés par camion et par
train vers les usines de transformations. Toutes ces unités de transports sont
tracées. Certaines de ces unités peuvent être des containers. Le scellage
(empotage) des containers se réalise en présence d’un agent administratif de
contrôle.

Les essences tracées :
Toutes les essences de bois peuvent être tracées. Nous avons par
exemple :
- Le sapelli (meuble, plaisance, escalier…),
- Le sipo (bonne résistance mécanique),
- L’ayous (fonce à la lumière),
- L’iroko (aspect cuivré),
- Le doussié (très résistant),
- Le badi (lattes de pont).

Les étapes de
transformation et de transfert :
En forêt, après l’abattage, nous avons les opérations
suivantes :
- La séparation de la cime,
- Le tronçonnage,
- L’écorçage
- Le débardage.
Le transfert jusqu’au port de
Douala :
Une fois les lots de troncs créé, ceux-ci sont transportés jusqu’au
port de Douala qui centralise toutes les expéditions pour l’exportation en
provenance du Cameroun et d’autres pays du bassin du Congo.

Les éléments de
valeur ajoutée tracés :
En dehors du traçage de l’unité physique représentée par le tronc
d’arbre et sa transformation en lots, la traçabilité va suivre également les
actions ou les propriétés de valeur ajoutée rattachées au bois et à la forêt au
contexte social, économique et environnemental.
Nous avons :
La dimension de sylviculture
raisonnée :
-
Une sylviculture raisonnée, une silviculture
respectueuse de l’environnement,
-
Une sylviculture respectueuse des populations
locales,
-
La dimension sociale de l’acte de consommation
(patrimoine mondial qu’il faut donc rémunérer),
-
L’origine géographique et les traditions locales
(Cameroun Nord, Cameroun Sud…).
La dimension produit :
-
Des essences adaptées à leur usage (pouvoir isolant,
pouvoir anti incendie, aspect, senteur, résitance à l’humidité, bois piano,
bois tableau de bord, bois plaisancier résistance aux
parasites…).
-
Des essences traités selon les bonnes pratiques de la
transformation (utilisation raisonnée de produits chimiques, de traitement
anti parasitaire…).
La dimension juridique et
économique :
-
L’origine légale (bois illégale recyclé dans les
circuits légaux, qui est une forme de
contrefaçon),
-
La possibilité de retrait/rappel des bois illégaux et
l’évaluation des préjudices subis pour les différents professionnels victimes
de la fraude.
Rappelons ici que la fonction principale apportée par la traçabilité
est la preuve des arguments de valeurs ajoutées présentés aux marchés de l’Union
Européenne.
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