Les obstacles sont nombreux. Ils sont aussi bien d'ordres organisationnel que technique. Peut être que dans l'un des projets que nous avons analysés, l'ambition trop importante a conduit à des surprises dans l'implémentation et des délais qui se sont rallongés. Il est fréquent de constater dans le cadre d'un projet d'ERP, des délais initiaux qui ont été doublés ou même triplés. Le projet de traçabilité a donc été impacté et le découragement à plusieurs fois été constaté.
Rentabilité incertaine de
l'automatisation:
L’ensemble du projet
d’automatisation de la production usine est coûteux et plusieurs années après
son démarrage, personne n’a encore une idée précise aujourd’hui de sa
rentabilité réelle.
50% des investissements ont porté
sur l’informatique (licence, matériel, gestion de projet) et que les 50% autres
sur les équipements industriels (réseau, code à barre, serveurs). Au total
pour environ un usine de 300 personnes, on obtient environ 200 postes micros et
accompagnés d’une centaine d’imprimantes.
Pour la traçabilité, nous avons
constaté la volonté d’une implémentation complète sur l’informatique mais ceci
n’empêche pas que les saisies soient manuelles. C’est évidement une lourdeur
qu’il faut gérer ainsi qu’une source d’erreur. La saisie pour la traçabilité est
une opération qui est aussi mal perçue car trop associée à une surveillance
externe.
Surchage d'activité due à la traçabilité
:
Des lignes de production qui
fonctionnent en temps réel représentent une contrainte qu’il
faut gérer.
Pour tracer les encours ou les
incorporés, il est nécessaire d’augmenter le nombre d’ordres de fabrication, ce
qui en complique leur gestion. La traçabilité engendre de la saisie
supplémentaire.
Il existe également une contrainte
quotidienne de validation du transfert des données du MES vers l’ERP. Comme
indiqué précédemment, ce point est lié à la validation de la cohérence globale
du modèle de production usine.
Ainsi, et il faut le rappeler,
tracer est perçue par le terrain comme une charge
supplémentaire.