Une fois le principe de la boîte noire posé, on regarde les indicateurs. A cette étape, il est fondamental de les choisir en fonction de la qualité de service que l’on est engagé à rendre, c'est-à-dire qu’ils doivent répondre au SLA.
Les indicateurs sont le pivot d’une
bonne relation entre les usagers et le centre de service, en l’occurrence la
production informatique. Dit en d’autres termes, les indicateurs sont le
résultat d’une négociation et ils doivent être acceptés par tous.
Ensuite, comment justifier que le
centre de service a effectivement les moyens d’assurer la qualité ?
Par une procédure de tests dont les
critères d’acceptation sont fondés sur ces mêmes indicateurs. Comme pour les
indicateurs, les tests sont le résultat d’une négociation et ils doivent être
acceptés par tous.
En effet, rappelons que la
couverture fonctionnelle est le nombre de tests réalisés par rapport au nombre
de tests qu’il faudrait réaliser pour vérifier que la fonction est correctement
exécutée. Or dans un environnement aussi complexe que le système d’information
d’une entreprise, il n’existe pas d’autre moyen pour s’assurer que le SLA sera
respecté que de conduire des tests significatifs choisis par l’expérience. Le
« choisis par l’expérience » doit être justifié et accepté par
tous.
Les indicateurs et les tests
doivent être particulièrement soignés. En effet, ils font la liaison entre les
demandes fonctionnelles et les moyens techniques des réponses. Ainsi, les
indicateurs et les tests sont les lieux de rencontres techniques et
opérationnels entre les différents partenaires aux intérêts pas toujours
convergents (éditeurs, constructeurs, intégrateur, conseils, usagers, maîtrise
d’ouvrage, client, autorité publique…). Cette phase est donc
cruciale et il n’est pas inutile qu’elle soit confiée à une tierce
partie.