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NORMES GÉNÉRALES - LEAN ET SIX SIGMA
LEAN ET SIX SIGMA
Lean est un mode d'organisation qui se fonde sur le principe de la gestion des flux et en particulier du flux tendu. Son objectif est d'accélérer les flux et leurs échanges, de réduire les temps d'attente et les encours.
Six-Sigma est une méthode pour quantifier, évaluer et réduire la non qualité, générée par la variabilité, en se fondant, entre autre, sur l'utilisation des mesures et des outils de calcul tels les statistiques, les probabilités ou les files d'attentes.
La combinaison Lean Six-Sigma permet de gérer conjointement une démarche d'amélioration continue en visant l'accélération des échanges tout en maintenant à un niveau très faible les non qualité (quelques ppm).
Mise au point à partir des années 1970 dans
des grands groupes industriels (Motorola, General Electric, Lockheed
Martin...) les méthodes Lean et Six-Sigmas se sont développées sur le
terrain en apportant, jour après jour, des améliorations quantifiables et
directement traduisibles en terme de gain financier.
Ainsi, il n'existe pas de référentiel à proprement parlé
calqué sur le mode de publication de l'ISO et les niveaux attribués aux experts
(Green Belt, Black Belt, Master Black Belt...) sont délivrés par des centres de
formations, des instituts ou des entreprises qui ont fait leur preuve dans des
résultats opérationnels obtenus (visible sur le chiffre d'affaire et la
rentabilité !).
Six Sigma vise :
- l'élimination des défauts,
- le suivi de la variabilité, c'est-à-dire intégrant la
dimension de l'aléatoire,
- l'analyse par des mesures et les décisions prises sur des
faits tangibles,
- les décisions sur des faits,
Six-Sigma se rapproche des principes de l'ISO 9001 par la
gestion de la non qualité. Ces deux approches recherchent la maîtrise de la
variabilité, source principale d'insatisfaction client selon ces auteurs.
L'objectif de l'amélioration continue est donc, selon ce principe, de tendre
vers la réduction de la variabilité.
La méthode Six Sigma est efficace surtout sur les processus
stables, répétitifs et avec de nombreuses activités. Nous verrons que ce
n'est pas la situation habituelle rencontrée en informatique.
La démarche Six Sigma s'appuie sur les 5 étapes DMAIC
:
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Description du DMAIC (Six
Sigma) |
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Définir |
Les
objectifs qualité sont définis et quantifiés et les actions pour les
atteindre sont planifiées |
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Mesurer |
Les
processus de mesures sont validés et les mesures sont réalisées
(capabilité) |
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Analyser |
Les
résultats des mesures sont analysés avec des méthodes quantitatives
(statistiques, combinatoire,
analyse…) |
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Améliorer |
En
fonction des résultats de l’analyse les actions d’amélioration sont mises
en œuvre |
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Contrôler |
L’efficacité des actions d’amélioration est
contrôlée |
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Exemple
d'outils dans le cycle DMAIC (Six
Sigma) |
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Définir |
CTQ, QFD, Diagramme de Gantt, Carte de
processus |
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Mesurer |
Mesure incertitude (R&R), Matrice de
priorisation, Carte de contrôle,
AMDEC |
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Analyser |
Analyse de la valeur, Test d'hyptohèses, Anova,
Corrélation |
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Améliorer |
AMDEC, Plan d'expériences,
Fiabilité |
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Contrôler |
Carte de contrôle,
MSP |
Lean est concentre
sur :
- la vitesse des processus et la durée d'exécution des
activités,
- la chasse aux actions inutiles,
- les processus visible par le client,
- la maîtrise de la complexité.
La maîtrise de la complexité se traduit souvent à travers le
nombre de composants à fabriquer et à assembler pour aboutir au
produit fini (ou service). L'idéal est d'avoir un faible nombre de composants
élémentaires et une grand combinaison d'assemblage pour obtenir un catalogue de
produits finis très large. Les constructeurs automobiles japonais sont devenus
les maîtres dans l'art de gérer cette difficulté : comment proposer une gamme de
véhicules très large tout en gérant un faible nombre de composants standardisés
(plateformes communes, boîtes de vitesse communes...).
Ainsi, des indicateurs importants de la mesure de la complexité
et de l'efficacité opérationnel sont :
- le nombre de produits ou services au catalogue avec le nombre
d'options,
- le nombre de composants standards,
- l'existence d'une nomenclature unique avec un prix de revient
pour chacune d'entre elles.
Nous verrons dans quelle mesure ces principes peuvent être
appliqués dans la constitution d'un catalogue de service selon les
recommandations ITIL et ISO 20000.
La démarche d'amélioration continue
:
Six-Sigma préconise une démarche d'amélioration continue par le
cycle suivant DMAAC :
- Définir,
- Mesurer,
- Analyser,
- Améliorer,
- Contrôler.
NUMERAL ADVANCE propose une démarche d'amélioration
continue qui fait appel aux principes du Lean et du Six Sigmas pour les
activités informatiques. Aller sur les services IT .
NUMERAL ADVANCE propose une démarche d'amélioration fondée sur
le business analytics établi sur les bases du Six
Sigma.
Lean, Six Sigma et ISO 9001 :
ISO 9001 déploie un système de management de la qualité pour
conduire à la certification. Ce référentiel reprend le principe de la roue de
Deming PDCA. Or ce cycle est très similaire à la boucle DMAIC du Six Sigma. Il
est donc opportun de combiner dans une seule approche l'ISO 9001 avec le Lean ou
le Six Sigma.
Voir ISO 9001 combinée avec Lean ou Six
Sigma.
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