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NORMES GÉNÉRALES - ISO 31000
ISO 31000 : MANAGEMENT DU RISQUE
Publiée avec une première version en novembre 2009, cette norme générale de management du risque est applicable à tous les organismes, tous les métiers et tous les environnements. L'objectif principal est de présenter les ingrédients essentiels du management du risque et de les cadrer avec les autres activités de l'organisme.
Plan de l’ISO 31000 :
Trois parties :
Principes
11 principes ont été retenus. Le management du
risque :
- Créer de la valeur,
- S’intègre aux processus
organisationnels,
- S’intègre aux processus de prise de
décision,
- Traite de l’incertitude,
- Fonctionne de manière systématique et
structurée,
- S’appuie sur la meilleure
information,
- S’adapte au contexte,
- Prend en compte les facteurs humains et
culturels,
- Est transparent et
participatif,
- Fonctionne de manière dynamique, itérative et
réactive,
- Facilite l’amélioration
continue.
Cadre
organisationnel :
Le cadre organisationnel va permettre de décliner le
management du risque à tous les niveaux de l’organisme. Il va assurer, entre
autre, que les informations liées au risque seront remontées, classées et
structurées afin de garantir leur qualité et leur
pertinence.
L’objectif n’est pas de créer un système de management
mais d’intégrer le management du risque dans le système de management de
l’organisme (d’où le titre « management du
risque »).
Processus :
Les étapes principales du processus de management du
risque sont :
- Etablissement du
contexte,
- Identification du risque,
- Analyse du risque,
- Evaluation du risque,
- Traitement du risque.
Management du risque et amélioration
continue :
Le management du risque doit participer à l’amélioration
continue de toutes les activités de l’organisme. On s’appuiera en particulier
sur l’amélioration de la maturité.
Bien entendu, le management du risque doit lui-même entrer
dans un cycle d’amélioration continue.
Commentaires sur l'ISO 31000 : risque, opportunité
et information
Le risque est défini comme « l’effet de l’incertitude
sur l’atteinte des objectifs ». Ensuite, il est précisé que rater une
opportunité est également un risque. Le périmètre du management du risque est
donc large : on inclut tous les événements défavorables et toutes les
opportunités (événements favorables) qui présentent un incertitude dans
l’atteinte des objectifs.
Comment une opportunité peut-elle affecter l’atteinte des
objectifs ? Impossible, sauf à considérer que l’atteinte des objectifs est
un risque en lui-même et dans ce cas, rater une opportunité est bien un risque
qu’il faut diminuer. C’est un point de vue qui traduit la présence générale du
risque dans toutes les activités business de l’entreprise. Cela traduit le
fait que l’incertitude dans le monde des affaires s’est généralisée, que
les marchés sont mouvants, qu’il n’existe plus de positions
acquises…
Il est précisé par la suite que l’incertitude est un état
de défaut d’information. Ainsi, cette norme établi un lien entre risque et
information.
Par cette définition du risque ciblée sur l’organisme
et sur les objectifs, on passe sous silence tous les risques
systémiques, les risques de filière et qui sont souvent les plus
importants. De plus, on n’établit aucune relation, dans le management du risque,
entre les actions de l’organisme et la coordination avec les règles de la place.
Il est indiqué ensuite que les rôles du contexte externe et des parties
prenantes externes doivent être précisé…
Voir gestion du risque .
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