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PRINCIPES OPÉRATIONNELS - QUALITÉ EN ACTION
QUALITÉ OPÉRATIONNELLE
Les standards ne fixent aucune définition particulière pour la Qualité opérationnelle.
Nous retiendrons que c'est un ensemble d'actions coordonnées pour diminuer les défauts et accélérer les flux. En réalité, nous expliquons pourquoi le rôle moteur de la Qualité opérationnelle est tenu par l'optimisation des flux et dont l'un des moyens de cette optimisation est la diminution des défauts.
Ces actions coordonnées,nous les appellerons les Bonnes Pratiques. Les Bonnes Pratiques représentent les activités essentielles du Système de Management de la Qualité (SMQ) qu'il soit interne ou qu'il provienne d'un standard (ISO 9001, ISO 20000...).
Nous décrivons en même temps la synergie entre la Qualité opérationnelle et le Business.
La Qualité intégrée dans la démarche Business : c'est la Qualité opérationnelle de NUMERAL ADVANCE !
La Qualité opérationnelle reprend les premières étapes de l'Excellence opérationnelle.
Les Bonnes Pratiques de la Qualité
opérationnelle :
Les Bonnes Pratiques sont des actions, des pratiques
ou des retours d'expériences transformées en mode opératoire (idéalement
introduites dans les modes opératoires des logiciels) qui contribuent à la
valeur ajoutée des activités et des processus. Les "expertises" d'une entreprise
sont résumées, en grande partie, dans les Bonnes Pratiques et elles sont à
l'origine de très forte valeur ajoutée.
La première étape est de répondre aux
objectifs qualité (Qualité par les
objectifs) . A partir de la démarche qualité pour répondre aux objectifs,
nous élargissons à la qualité opérationnelle en introduisant les Bonnes
Pratiques dont les principales sont les suivantes :
1) Faciliter les échanges avec les marchés
et bénéficier des coûts
partagés :
Revenons sur les fondamentaux de la
qualité.
Les normes et les standards sont le résultat d’un
consensus et elles sont utilisées par les différents acteurs d’une filière,
voire d’un ensemble de filières, pour faciliter les échanges et
l’interopérabilité entre les produits, les services et les processus.
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Or une démarche de standard est par
elle-même une démarche qualité car par son objectif de pratiques communes,
elle vise à réduire les non
conformités. |
Les normes et les standards contribuent à la maîtrise et à
la baisse des coûts, d’une part, et aux développements des marchés, d’autre
part.
Depuis la nuit des temps, commerce et business sont
synonymes d’échanges. Ainsi, pour rapprocher la
Qualité du Business, il faut d'abord parler d'échanges. Par sa propriété
d'uniformisation générale, la Qualité contribue à l'ouverture des marchés, et
donc au développement du chiffre d'affaire.
| Une norme qui est
adoptée par un marché, surtout international, voit son coût
de mise en oeuvre et de gestion fortement diminué pour chaque
entreprise. |
Le début du XXI ième siécle a vu se développer des
standards pour le développement durable, c'est-à-dire des principes de
cohabitation entre l'activité économique et l'environnement économique, social
et de gestion des ressources naturelles.
2) Faciliter les échanges dans l'entreprise et
l'introduction de l'innovation :
Faciliter les échanges est aussi recherché dans le
fonctionnement interne d’une entreprise, surtout avec une implémentation à
l’international dans de nombreux pays. Les échanges entre entreprises et entre
filières se prolongent par les échanges à l’intérieur d’une même entreprise,
entre les différents services, pour traiter les inputs et produire les
outputs.
Dans l’entreprise, ces échanges et ces transformations
sont formalisés par les processus.
La démarche qualité a donc
pour effet de faciliter les échanges qui, ramené à l’échelle d’une entreprise,
revient à accélérer processus, c’est-à-dire accélérer les
flux.
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Plus le flux est optimisé, plus l’entreprise
est profitable. Nous avons trouvé une mesure pour l’intégration de la
qualité dans le business de l’entreprise : le flux. Et cette mesure
peut intégrer la mesure de non-conformité : plus les défauts sont en
nombre réduits, plus les flux sont
accélérés. |
Accélérer les flux, l’ISO 9001/2000 n’en parle pas alors
que d’autres standards l’intègrent comme le Lean. Voir nos pratiques de
la méthode Lean. De plus, les échanges de l'entreprise avec son
environnement (ISO 14001, développement durable) se matérialisent également par
des flux et le processus devient également le lieu d'échange de l'entreprise ou
de l'organisme avec son environnement.
Introduire l'innovation, pour répondre aux attentes
des marchés, s'appuie également sur la gestion des flux et surtout de leurs
reconfigurations. En effet, une innovation modifie toujours de manière
conséquente le chaînage des opérations, l'engagement des responsabilités, le
profil d'intervention des nouvelles compétences et le support des partenaires.
Sans la modification de tous ces circuits d'échanges, l'innovation reste "au
placard". Une bonne maîtrise des pratiques Lean offre des reconfigurations de
flux souples et rapides à mettre en oeuvre, facilitant ainsi la diffusion de
l'innovation.
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Reconfiguration souple et
rapide à mettre en oeuvre : c'est l'agilité d'une
organisation. |
Ainsi le principe moteur de l’intégration de la qualité
dans le business est le flux, sa gestion et sa reconfiguration. La qualité
contribue à la rentabilité de l'entreprise.
3) Faciliter la compréhension entre les
acteurs :
Nous avons vu que la première action dans l’échange était
d’accélérer les flux matérialisés dans les
processus.
Or pour amplifier les échanges, la seconde étape consiste
à s’assurer que les différents acteurs de la valeur ajoutée de l’entreprise se
comprennent bien entre eux. Un flux peut s’arrêter si l’un des acteurs ne
comprend pas un des éléments de la chaîne.
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Il faut donc que les
acteurs de la chaîne de valeur ajoutée se comprennent entre eux et le
moyen employé est l’utilisation d’un langage formalisé, consigné dans un
glossaire ou un dictionnaire. Ce langage appratient à la culture de
l'entreprise et il est intégré dans les actions du management
opérationnel. |
Et nous sommes bien dans une démarche qualité : tous
les standards qualité débutent par la description d’un vocabulaire et d’une
terminologie. C’est un réflexe traditionnel chez un qualiticien et c’est un
réflexe à encourager.
Reste à savoir pourquoi aucune norme n’a imposé le
processus de gestion de ce vocabulaire avec celui interne à l’entreprise. Il y a
dans une telle démarche des gains considérables de productivité.
La gestion économique d'une entreprise, c'est-à-dire son
développement business, c’est la création d’une dynamique et dans la
recherche d’un langage commun entre les différents acteurs, les normes
qualité vont participer au développement de cette
dynamique.
Enfin, la qualité dans une organisation, avec ses métiers et sa propre
culture, ne peut fonctionner sans une compréhension mutuelle au sujet des termes
échangés. La qualité, c'est la maîtrise des vocabulaires entre les différents
métiers et les différentes pratiques (ventes, ingénierie, logistique,
comptabilité...).
4) Analyser les données pour comprendre et
agir :
La plupart des standards qualité recommandent le
processus d’analyse des données pour comprendre le degré de satisfaction du
marché par rapport à l’offre. Par extension, l’analyse de données s’applique aux
retours d’expérience et complète ainsi la capitalisation des connaissances.
La Qualité opérationnelle va s'appliquer à produire des
résultats de ces analyses directement interprétables par le business et les
financiers de l'entreprise.
| Les données et leurs
analyses par les outils statistiques ou quantitatifs sont donc des
éléments clés pour comprendre les objectifs qualité et établir les moyens
pour y parvenir. |
Voir la méthodologie Six Sigma .
5) Développer des standards internes
:
L'accumulation des retours d'expérience doit conduire
l'entreprise ou l'organisme à capitaliser sur les meilleures pratiques et
établir des standards internes. Le principe du standard interne est de
formaliser des seuils de performance, résultats de bonnes
pratiques.
6) Développer le système d'information de la
démarche qualité:
La démarche qualité et la mise en place de bonnes
pratiques ne peuvent se faire sans des informations pertinentes, à jour et
disponible. La démarche qualité doit avoir son propre schéma directeur
informatique pour organiser et gérer les informations spécifiques à la démarche
(données quantitatives, analyse statistique, dénombrement d'incidents, gestion
des priorités...) et exploiter au mieux l'apport des technologies de
l'information (NTIC).
Par ailleurs, un standard interne se matérialise par des
modes d'emploi qui peuvent être diffusés sous forme de fascicules ou intégrés
dans les applications informatiques. Voir outils informatiques.
7) Développer les architectures
d'entreprise :
La complexité grandissante du businness implique la
démarche qualité à gérer des facteurs et des caractéristiques de plus en plus
nombreuses et diverses, touchant à la fois les marchés, les partenaires et plus
récemment les parties prenantes et les pouvoirs publics (développement durable).
L'un des moyens pour gérer cette complexité est de faire appel aux architectures
d'entreprises. Leur utilisation va contribuer à identifier des points d'actions
pour les démarches qualité ou d'excellence, et ces
architectures viendront enrichir le patrimoine des modèles de l'entreprise.
Voir Business et architecture .
8) Développer les connaissances
:
Les retours d'expériences, les conclusions de l'analyse
des données, les échanges entre les métiers, les contacts avec les clients,
les recommandations des fournisseurs vont contribuer à enrichir les
connaissances et les savoirs faire. Tous ces éléments sont les
fondements des activités à valeur ajoutée. C'est la phase ultime de la
démarche qualité.
9) Développer le business plan de la démarche
qualité :
La démarche qualité, pour être mise en oeuvre, demande des
ressources (compétence, formation, infrastructure et système d'information). Ces
ressources s'évaluent en % des coûts de structure de
l'entreprise.
En retour, la démarche qualité doit générer soit du
chiffre d'affaire supplémentaire, soit une rentabilité améliorée, soit les deux
à la fois.
Ainsi, le business plan de la qualité est résumé dans
les tableaux détaillés au chapitre "Critère et
business".
Enfin, l'effort porté sur la qualité doit se concentrer
sur une juste répartition entre prévention et correction, selon le tableau
suivant :

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Résumé des Bonnes
Pratiques de la Qualité opérationnelle
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| . |
Au préalable, traiter
les réclamations et les incidents (voir chapitre
précédent), |
| Bonne Pratique 1 |
Faciliter les échanges avec
les marchés par l'utilisation de normes et de
standards, |
| Bonne Pratique 2 |
Faciliter les échanges
dans l'entreprise et l'introduction de
l'innovation (optimisation des flux), |
| Bonne Pratique 3 |
Faciliter la compréhension
entre les acteurs en formalisant un vocabulaire
interne, |
| Bonne Pratique 4 |
Recueillir et analyser des
données pour comprendre et agir (statistique, analyse
quantitative), |
| Bonne Pratique 5 |
Etablir des standards
internes et le Système de Management de la Qualité
(SMQ), |
| Bonne Pratique 6 |
Développer le système
d'information et le support des NTIC pour la démarche
qualité |
| Bonne Pratique 7 |
Développer une architecture
d'entreprise, |
| Bonne Pratique 8 |
Développer les
connaissances, |
| Bonne pratique 9 |
Développer le business plan
de la qualité |
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Qualité opérationnelle = Qualité
par les objectifs + Bonnes Pratiques |
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Bonnes Pratiques = activités à
valeur ajoutée d'un processus =
Business |
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Bonnes Pratiques = contenu d'un
Système de Management de la Qualité (SMQ tel qu'ISO
9001...) |
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