PRINCIPES OPÉRATIONNELS - MATURITÉ
PRINCIPES
La maturité s'est affirmée, ces dernières années, comme un outil de management général, aussi bien applicable aux démarches de qualité ou d'excellence, qu'aux opérations telles que le contrôle interne, l'audit, l'utilisation des technologies, le type de relation avec les partenaires externes, la gestion des ressources humaines…
Finalités :
La maturité a été créée, dans un premier temps, pour
caractériser et évaluer dans une organisation le degré de maîtrise des
processus, de l’organisation (relation entre département, entre services) et des
outils utilisés.
Ensuite le principe de la maturité s’est étendu aux
ressources humaines, aux technologies, aux architectures, à l’organisation des
services et aux relations avec les fournisseurs.
Pratiquement tous les domaines peuvent faire l’objet d’un
modèle de maturité qui, à chaque fois, caractérise le degré de maîtrise de
l’environnement en question afin de réaliser une
évaluation.
Maturité et caractérisation par
niveau :
La caractérisation de la maturité se traduit par des
niveaux, en général de 1 à 5, où, pour chacun d’entre eux, on identifie les
activités, l’organisation et les outils types.
La maturité peut d’abords être utilisée par l’entreprise
comme une grille de lecture pour déterminer où elle se situe entre le niveau 1
et 5. Cette note permet de se comparer aux marchés, dans un premier temps, puis
d’établir un chemin de progression, dans un second
temps.
Maturité et
progression :
Le but de la maturité est-il de
progresser ?
Oui sur le principe mais pas toujours appliquée dans
les faits.
On a tous en tête des exemples d’organismes à la maturité
élevée mais qui ont disparu car peu aptes aux changements. La forte adaptabilité
est parfois synonyme de robustesse et de simplicité, donc
contraire à la maturité. De plus, une maturité performante peut être très
différente d’une organisation à l’autre.
L’important est de bien caractériser les niveaux de
maturité et de
les adapter au contexte de l’organisme et des
marchés.
Maturité et efficience
:
Progresser en maturité est inutile si les résultats des
actions opérationnelles restent inchangés. Si le taux des incidents est de 0,5%
par mois au niveau 2 et qu'il reste de 0,5% par mois au niveau 3, il aura été
inutile de progresser.
Il est donc important de toujours rapprocher les niveaux
de maturité des indicateurs d'efficacité et d'efficience, en provenance des
opérations, et de s'assurer que la progression de l'un entraîne bien la
progression des autres.
De même, la progression des indicateurs économiques doit
être démontrée.
Maturité et modèle de
management :
Pour gérer un modèle de processus, on s’appuie sur un
modèle de
management . Manager un modèle de processus, c’est
implémenter, maîtriser et améliorer les processus du modèle. PDCA est le modèle
de
management le plus communément utilisé. Il en existe
d’autres.
Manager un processus,
c’est :
- décrire les activités constitutives du
processus,
- organiser les acteurs,
- gérer les ressources,
- suivre les indicateurs et
piloter,
- conduire la revue de
processus.
Ainsi, l’objectif du management doit être
associé à la notion de progrès. Un modèle de management fait appel au
niveau pour piloter la progression de l’implémentation des processus. A chaque
niveau sont associés des caractéristiques de l’organisation. L’organisation
maîtrise les processus de manière croissante.
Maturité et modèle d'entreprise
:
La maturité est aussi présente dans les structures
qui organisent le fonctionnement de l'entreprise (modèle d'entreprise tel que
Togaf, Zachman, Ifead, Ceisar...). Nous avons par exemple :
- Les structures juridiques (holding, filiales, bureaux
de représentation...),
- Les structures de coûts et de revenus (P/L, centre de
coûts...),
- L'architecture d'entreprise
L'architecture est une structure
fonctionnelle générale qui prend en compte les principales
dimensions de la vie économique de l'entreprise telles
que :
- les processus business,
- la gestion des compétences,
- Les processus de support et de de
management,
- Les infrastructures techniques et
organisationnelles,
- L'architecture du système d'information et les
NTIC.
Quelques standards de
maturité :
Le CMM est le standard qui a lancé le concept de maturité
(Capability Maturity Model) au début des années 1990. Son objectif est de
caractériser le degré de maturité d’une organisation pour gérer le développement
d’un projet logiciel. Il construit sa démarche sur l’identification et la
classification de bonnes pratiques regroupées par niveau de
maturité.
Ce concept de maturité, plutôt facile à mettre en œuvre,
s’est rapidement propagé à d’autres référentiels, dès la fin des années 1990.
Nous le retrouvons aussi bien dans des référentiels métiers, comme le service
informatique avec l’ITL ou le Cobit, que des référentiels génériques comme l’ISO
9001. Des sociétés de service comme IBM ou le Gartner Group l’on également
adapté dans leur plan d’architecture.
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