GESTION DES RISQUES - RISQUE ET BUSINESS
RISQUE ET DÉVELOPPEMENT D'AFFAIRES
Quelle que soit la nature de l'activité, la prise de risque est synonyme de rentabilité future. La gestion du risque doit elle être un frein au développement des affaires ou au contraire un facilitateur ?
Or selon le standard ISO 31000, le monde des affaires intègre une nouvelle dimension du risque : celui de perdre des opportunités.
La réponse est donc simple : la gestion du risque d'une entreprise doit couvrir les deux aspects du risque, celui géré par les métiers et celui géré par les instances de contrôle.
Voir détail sur ISO 31000 « Management du risque –
Principes et lignes directrices »
Risque et
opportunité :
Ainsi, la gestion du risque
s’élargit désormais à la
gestion des opportunités. On peut rencontrer,
dans une même démarche, une menace qui se transforme en opportunité. Par
exemple, le risque de perdre un distributeur oblige à reprendre les affaires en
direct, le risque de piratage de comptes utilisateurs oblige à renforcer les
mesures de protection qui deviennent de fait, un élément de valeur
ajoutée…
Mais cette nouvelle dimension de la gestion du risque
montre bien que la tendance est de considérer que toutes les opérations sont
devenues à risque. Le monde des affaires ne vit plus sur des acquis, sur des
marchés stables ou sur des approvisionnements réguliers. Avec la mondialisation
des marchés, la facilité d’accès aux informations, la complexification des
règlementations, les nouveaux concurrents peuvent surgir rapidement
et de nul
part !
Classement AMF des
risques :
L’AMF (Autorité des Marchés Financiers) propose le
classement suivant :
Risque
juridique :
Le risque juridique est le risque porté sur l’identité de
la société ou dans ses actes vis-à-vis des clients, des fournisseurs ou des
tiers. Nous le qualifions de risque lié à la personne morale de l’entreprise et
à ses actes (dématérialisés et
de plus en plus numérisés). Avec la multiplication des
technologies informatiques, de nouveaux risques apparaissent comme l’usurpation
d’identité, le piratage de données confidentielles…
Risque industriel et
environnemental :
Le risque industriel correspond au risque métier, pour
tous les industriels, les distributeurs et les sociétés de services. Dans ce
domaine, le risque peut être géré par le métier lui-même, c’est notamment le cas
des activités bancaires ou financières ou l’évaluation risque / bénéfice d’une
opération ou d’un produit (prêt, emprunt…) est conduite par les compétences
métiers.
Un projet industriel intègre également la gestion du risque, aussi
bien pour le projet lui-même (dérapage de coût ou délai) que pour la production
issue de ce projet (impact environnemental…)
Risque
opérationnel :
Cette famille couvre tous les risques liés aux opérations
mises en œuvre par les métiers. Ce sont par exemple les pannes, les erreurs ou
les arrêts intempestifs dans la chaîne logistique, au niveau des achats, des
traitements administratifs, du système d’information, de la sécurité,
de la
gestion des locaux et des immeubles… La fraude fait également
partie de cette famille de risque.
Risque de
marché :
Cette famille de risques, à caractère financier, est
caractérisée par les variations importantes et imprévisibles de taux de change,
de taux d’intérêts ou de valeurs d’actifs ayant un impact significatif sur la
valeur financière des résultats ou des actifs de la société. Cette famille de
risques est gérée par les instruments financiers de couverture proposés par les
banques.
Risque de
liquidité :
C’est un risque à caractère financier. Il caractérise
l’impossibilité de fournir la liquidité correspondant à l’échéance d’un
remboursement. Par exemple, on peut être riche d’un patrimoine immobilier mais
dans l’impossibilité de régler une facture par manque de
liquidité.
Risque de
crédit :
C’est le risque qu’un débiteur de l’entreprise n’honore
pas ses engagements. Son évaluation repose sur les encours de créances clients
et la
gestion des dates d’échéances. C’est un risque de nature
financière.
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