a- les spécifiés
de l’amont de la filière
L’oléiculture génère au Maroc plus de 15
millions de journées de travail par an, soit l'équivalent de
60.000 emplois
permanents.
La culture de l’olivier occupe environ
580.000
ha, soit 55% de la superficie arboricole du
pays.
Un Programme National
Oléicole« PNO »mis en place ambitionne de planter à l’horizon
2010,1million d’ha.
En amont, jusqu’à un passé récent,la diversité
des modes de conduite culturales, conjuguée à l’existence de cultures
intercalaires et l’absence d’une oléiculture spécialisée, rendait complexe la
délimitation de zones oléicoles homogènes,présentant la même variété
d’olives ;la cartographie de telles zones demeurant un préalable
indispensable pour la constitution de lots parcellaires
homogènes ,elle accuse un retard
particulièrement au niveau des petites unités, souvent de
gestion traditionnelle ; celles-ci ignoraient le concept qualité au niveau
de l’exploitation.
Autrement dit, si la traçabilité du
produit en interne a été aisément introduite et maîtrisée dans l’unité
industrielle, en ascendance par contre, elle souffre encore de l’hésitation de
quelques agriculteurs ; l’analphabétisme est assez souvent un frein aux
initiatives entreprises par les pouvoirs publics pour les insérer dans la
stratégie du développement de la
filière.
Mais un effet d’entraînement
initié par les unités plus structurées, mettant en avant le gain
par la qualité, est de plus en plus perçu et des
formations sont organisées en faveur des jeunes agricultures dans le cadre de la
mise à niveau de l’économie rurale.

b-
la filière en
chiffres
L’oléiculture fait travailler
136 unités industrielles, la moitié en cours de restructuration
pour répondre aux demandes croissantes des marchés extérieurs : UE, Brésil,
Canada et surtout US avec 200.000 t.
La production nationale est actuellement de
60.000 tonnes d’olives de table et 55.000 tonnes d’huile d’olive.
Près de 20% de la production annuelle d’olives
(590.000 T, moyenne des campagnes 2000/2001 à
2004/2005) sont traitées en
conserveries. Le marché de l’UE absorbe près des 2/3 des tonnages exportés
d’olives de table marocaines d’une valeur de 340 millions
d’€,
Des actions sont menées pour la création d’un
« Label Maroc » à travers des consortiums et pôles de
compétitivité.
Des programmes de certification : plants,
produits, usines de conservation, unités de trituration sont en
cours.
Les exportateurs les plus avisés se focalisent
aussi sur le bio, plants et
produits.