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NOUS CONNAÎTRE - CAMEROUN
NTIC AU CAMEROUN
Le secteur des NTIC est bien structuré au Cameroun. 4 organismes réglementent ce secteur, chacun ayant un rôle bien défini :
- le Ministère de la Poste et des Télécommunications, - L'Agence Nationale des Technologies de l'information et de la communication (ANTIC), - Le Centre national de Développement de l'Informatique (CENADI), - L'Agence de la Régulation des Télécommunications (ART).
1) Le Ministère de la Poste et des Télécommunications :
Le MINPOSTEL exerce la fonction de
réglementation et supervision générale du secteur. Il élabore et met en œuvre la politique sectorielle des
télécommunications. Il assure la
tutelle des entreprises de télécommunication et la gestion du spectre des
fréquences.
La politique sectorielle mettra l’emphase sur le
développement des infrastructures et réseaux de télécommunications ouverts au
public, mais également ceux de développement d’une industrie viable de
fabrication des équipements et des matériels de télécommunications ainsi que de
production d’une main d’œuvre suffisante et qualifiée nécessaire à la société et
à l’économie de l’information et du savoir.
Dans sa vision, la stratégie en cours
d’élaboration, vise à accroitre l’offre et l’usage des TIC en vue d’accélérer la
croissance économique, de garantir la compétitivité du territoire camerounais
dans le monde global et d’assurer le bien être économique, social et culturel de
tous les camerounais.
Dans ses principes, la stratégie va accorder la
priorité aux programmes et initiatives qui contribuent au renforcement des
capacitives de réalisations des Objectifs Du Millénaire, de ceux de réduction de
la pauvreté et de bonne gouvernance.
2) L'Agence Nationale des Technologies
de l'Information et de la Communications (ANTIC)
:
L’ANTIC créée par décret depuis 2002, n’est pas
encore opérationnelle. Ce retard dans la mise en application du décret de
création pénalise en quelque sorte le secteur dans la mesure où les actions
restent encore disperses et la politique et stratégie en matière des TIC ne sont
toujours pas élaborées. Bien que le MINPOSTEL ait été investi de cette
responsabilité de promotion, vulgarisation des TIC, il n’a pas les moyens,
surtout en ressources humaines, suffisants pour mener les actions dans le
domaine des TIC particulièrement le sous secteur informatique et internet. Les
cadres sont tous des ingénieurs en télécommunication pour la plupart concevant
l’approche genre comme la promotion de la femme.
Rattachée à la plus haute institution de l’Etat,
la Présidence de la République, l’ANTIC jouera un rôle déterminant dans le
développement de l’offre des TIC. Elle a pour mission de promouvoir et de suivre
l’action gouvernementale dans le domaine des TIC. La mission qui lui est
assignée accorde une place à la problématique du genre. En effet, elle sera
chargée entre autres de:
Favoriser l’implication de tous les citoyens,
sans discrimination, dans la société de l’information;
3) Le Centre National de Développement
de l'Informatique (CENADI) :
Le Centre National de Développement de
l’Informatique (CENADI) est chargé de l’informatisation et des réseaux
téléinformatiques de l’Administration camerounaise et des Institutions
publiques. Il s’est principalement occupé, jusqu’à ce jour, de la mise en œuvre
et du suivi des projets informatiques ainsi que de la résolution des problèmes
informatiques du Ministère des Finances et du
Budget.
Selon les rapports d’enquêtes statistique, 0.57%
population en 2005 possédait un ordinateur; 4 ordinateurs pour 1000 habitants en
2005, 0.0013% de la population à accès à Internet
En ce qui concerne l’état de
l’industrie des services de télécommunications, seule une société au Cameroun fait dans les services de
télécommunications entre points fixes et mobile par satellite
(SMS),
La téléphonie mobile terrestre en entre les
mains de 2 opérateurs (sud africain et Français).
La Télécommunications mobiles personnelles par
satellite (GMPCS) est le monopole d’une seule société privée.
On dénombre près de fournisseurs d’accès
Internet avec une qualité de service très médiocre.
Sur près de 800 cybers café existant au
Cameroun, Douala et Yaoundé totalisent plus de 600, il est à noté que compte
tenue du mauvais service des fournisseurs d’accès ces cybers ferment presque
chaque jour
Mettre les TIC au service des citoyens et des
entreprises ainsi que des agents de l’Etat et des organismes publics par la
promotion de l’accès facile aux informations publiques essentielles.
4) L'Agence de la Régulation des
Télécommunications (ART) :
L’ART est l’instance spéciale chargée de
l’application des règles édictées.
Conformément à la loi 98/014 du 14 juillet 1998
régissant les télécommunications au Cameroun, l’ART assure la régulation, le
contrôle et le suivi des activités des opérateurs et des exploitants du secteur
des télécommunications. En tant que organe régulateur du marché concurrentiel
des télécommunications,
Elle veille dans sa mission, au respect du
principe d’égalité de traitement des usagers dans toutes les entreprises de
télécommunications,
Elle s’assure que l’accès aux réseaux ouverts au
public s’effectue dans des conditions objectives, transparentes et non
discriminatoires.
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