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NOUS CONNAÎTRE - CAMEROUN

DONNÉES ÉCONOMIQUES

Les données économiques décrivent essentiellement les activités d'industries et d'agroalimentaires ainsi que le secteur énergétique.

Cette page est réalisée par Antoine Donfack.

1) Secteur industriel et agroalimentaire :

Avec une population d’un peu plus de 16 millions d’habitants, le Cameroun se caractérise par une grande diversité de climats et de végétations qui lui permettent de disposer d’une offre en produits agroalimentaires plus diversifiée que celle des autres pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC). Le pays reste cependant déficitaire en produits d’origine animale, que ce soit dans le domaine de l’élevage ou celui de la pêche.

La politique de libéralisation de l’économie, engagée depuis la fin des années 80, a intensifié les investissements du secteur privé dans la production agroalimentaire. Aujourd’hui, les industries alimentaires contribuent à 30% du PIB manufacturier camerounais avec une prépondérance du segment des boissons qui représente 53% du chiffre  d’affaires de la filière. Le restant de l’activité est partagé entre les industries de transformation de produits agricoles (31% du chiffre d’affaires du secteur), les autres industries alimentaires (7%), le segment des céréales, farines et tabac (5%) et enfin les boulangeries (1%). Toutes ces industries importent un volume non négligeable de matières premières (ingrédients, arômes), d’équipements de production et de produits d’emballage.

2) Secteur énergétique :

Le Ministère des Mines, de l'Eau et de l'Energie est chargé de la conception et de la mise en œuvre de la politique énergétique nationale.

Approvisionnement :

Le Cameroun dispose de réserves modestes de pétrole et plus significatives de gaz (respectivement 54 Mt et 230 Gm3). Si le gaz ne fait pas encore l'objet d'une exploitation commerciale, le pétrole en revanche ...

Consommation :

La consommation totale par habitant est de 0,4 tep et 200 kWh. Comme dans la plupart des pays d'Afrique sub-saharienne, le bois constitue la forme d'énergie la plus utilisée ...

Le sous secteur pétrole

La stimulation des efforts de prospection dans les champs pétroliers marginaux (notamment dans le bassin de Douala) vise à relancer la production 

Après 25 ans de fonctionnement, nous pouvons dire que nous sommes satisfaits de l’évolution positive de cet organisme (le Ministère) qui a résisté à plusieurs chocs économiques nationaux et internationaux : notamment la crise pétrolière de 1985 avec toutes ses conséquences économiques, la dévaluation du Franc CFA survenue en Janvier 1994, les réformes du secteur bancaire camerounais, et bien entendu tous les remous économiques qui caractérisent le système mondial actuel(mouvement de libéralisation et privatisatio. En dépit de ces aléas, le secteur pétrolier se porte bien tant sur le plan technique que financier.

Sur le plan technique, nous pouvons dire la  satisfaction des consommateurs et de l’ensemble de l’économie. C’est le cas notamment de la Stabilisation et la Péréquation des prix des produits pétroliers. Nous n’avons pas encore des ruptures notables d’approvisionnement du pays. Et c’est un objet de fierté et de grande satisfaction.

Sur le plan financier, les moyens qui ont été dégagés à la création de la structure comme apport de l’Etat ont été consolidés et renforcés. Ces moyens ont permis d’une part d’exécuter nos missions statutaires et d’autre part de servir de catalyseur de l’économie nationale.

Le sous secteur électricité

Les camerounais semblent l’ignorer mais par décret du présidant Paul BIYA, il y a création d’une nouvelle société, EDC (Electricity development corporation), est une  entreprise publique camerounaise qui sera notamment chargée de la gestion du patrimoine public et de la promotion des investissements dans ce secteur.

La nouvelle structure, dont le capital est détenu majoritairement par l’Etat, aura la charge de construire et de gérer toutes les infrastructures nécessaires au développement du secteur de l’énergie au Cameroun.

Son rôle est :

D’accroître l’offre d’énergie électrique en direction des entreprises et des ménages conformément aux engagements du chef de l’Etat

Assurer la gestion et la régulation des fleuves du bassin « afin de maintenir le nécessaire équilibre entre les divers opérateurs intervenant dans le secteur de la production de l’énergie électrique ».

L’EDC à comme défi, la mobilisation des financements nécessaires pour la construction du barrage de retenue de Lom Pangar (projet hydroélectrique qui inclut un barrage de 50 mètres de haut, une retenue de 610 km2 et une usine hydroélectrique produisant environ 50 MW).

Cet ouvrage, contribuera, selon le gouvernement, à l’amélioration de l’offre par l’opérateur privé AES SONEL, qui actuellement ne dispose que de 480 mégawatts de puissance effective alors que la demande s’élève à 535 mégawatts.

Un plan de développement à long terme du secteur de l’électricité est prévu dans l’optique de permettre, un accroissement substantiel de l’offre énergétique d’environ 10.000 mégawatts, à l’horizon 2030.

Cette projection, qui tient compte à la fois de la croissance démographique et du développement économique, est inscrite dans le programme économique, financier, social et culturel du gouvernement pour l’exercice 2007, tel que décliné le 20 novembre à l’Assemblée nationale par le premier ministre, Ephraïm Inoni.

L’entreprise américaine AES Sirocco a acquis 56 pour cent de la Société nationale d’électricité du Cameroun (SONEL) en juillet 2000 pour 20 ans. Elle détient le monopole sur la production, le transport et la distribution d’électricité à travers le pays, mais a été il y a deux ans confrontée à une grave crise au plan de l’offre d’énergie, l’obligeant à procéder à un plan de délestages qui a durablement paralysé les ménages et l’industrie dans le réseau interconnecté Sud.

L’énergie consommée au Cameroun est à 98 % hydroélectrique et à 2 % environ thermique (diesel). La puissance installée est de 800MW (mega watts) ; le taux moyen de couverture nationale oscillant autour de 26 % est assuré par trois réseaux : le réseau inter connecté Nord, le réseau interconnecté Sud et le réseau isolé de l’Est. En termes de ressource, le potentiel hydroélectrique équitable est de l’ordre de 19,7 GW (giga watts) pour un productible moyen de 115 T WH (terra watts heure) par an. Cependant, moins de 1,5% de ce potentiel est exploité.

3) Secteur eau :

Les grands projets sont en cours où tardent à se mettre en place, Ces études portent sur :

  • L’AEP et l’Assainissement (collecte et traitement des eaux pluviales, des eaux usées et des déchets solides) de ces 16 centres ;
  • La collecte et l’analyse des données y relatives ;
  • L’inspection et l’analyse critique dans chaque centre des systèmes d’AEPA existants ;
  • L’étude des variantes d’un schéma de développement des systèmes d’AEPA ;
  • L’organisation d’un séminaire à l’attention de l’ensemble des partenaires du secteur AEPA en vue de faciliter l’appropriation du projet par les bénéficiaires ;
  • L’étude de l’impact environnemental de ce projet ;
  • L’étude de faisabilité du schéma de développement retenu assortie d’une étude économique ;
  • L’étude du renforcement institutionnel, du cadre tarifaire et de recouvrement des coûts ;
  • La définition et l’estimation des coûts d’un projet de première priorité (PPP) ;
  • L’étude d’exécution détaillée de ce PPP;
  • La confection des dossiers d’appel d’offres relatifs aux travaux de réhabilitation et d’extension des systèmes d’AEPA.