L'enquête de satisfation à la sortie d'un concert est-elle une démarche pertinente ?
A l'inverse, des utilisateurs qui répondent par un silence en face d'un système informatique aux fonctionnalités satisfaisantes ont-ils une attitude raisonnable ?
Nous allons voir que donner son opinion la plus exacte possible et en toute objectivité, aussi bien pour un artiste que pour une équipe informatique, est une étape très importante pour amorcer une démarche d'amélioration.
Connaître son public
:
Comme l’artiste qui recherche à
connaître « son public » et la perception de ce dernier au sujet de
ses compositions, l’informaticien souhaite connaître ce que pensent réellement
les utilisateurs.
Dans la démarche qualité, le moyen
traditionnel de connaître la réaction des utilisateurs est l’enquête de
satisfaction.
A la sortie d’un
concert, avez-vous déjà rempli un formulaire d’enquête de
satisfaction ?
Preuve de la
satisfaction :
Pour un artiste, la
meilleure reconnaissance est lorsque les salles de concerts affichent complets
ou lorsque le dernier CD se vend par millions. Ainsi la meilleure preuve qu’un
consommateur est satisfait est lorsqu’il achète de nouveau. Ce critère de
satisfaction est le principal et doit le rester. Mais l’artiste, qu’il ait du
succès ou qu’il traverse un échec, souhaite en savoir un peu plus sur les
motivations de ses fans, informations qu’ils n’obtient pas à travers les ventes
de ses CD. Sa vocation n’est pas seulement de développer du chiffre
d’affaire…
Il en va de même pour
l’informaticien ou l’équipe informatique qui livre un système aux utilisateurs.
En effet, en 2007 la complexité d’un système d’information livré est telle
(fonctionnalité, ergonomie, mobilité, sécurité, aide en ligne, ubiquité…) que
les critères analytiques de l’enquête de satisfaction deviennent insuffisants
pour traduire la perception exacte des
utilisateurs.
Un silence "destructeur"
:
Un utilisateur satisfait ne peut pas être
plus décourageant pour l’équipe informatique lorsqu’il exprime par un :
« Si vous ne m’entendez pas, c’est que je suis content ! ».
Le
silence comme signe de satisfaction…
Cette réponse produit un effet
encore plus néfaste lorsqu’elle vient de la Direction
Générale.
Peut être que ce silence traduit
l’incapacité de l’utilisateur à dire pourquoi il est satisfait et que s’il
donnait une raison (temps de réponse, convivialité…), elle ne pourrait être que
partielle, et donc induirait en erreur l’équipe informatique dans les fonctions
futures du SI !!