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TRAÇABILITÉ 2007 - TRAÇABILITÉ ET L'EAN 128

LA TRAÇABILITÉ SE RÉSUME TROP À L'EAN 128

Dans la mise en œuvre de la traçabilité, le périmètre est souvent limité aux seules possibilités techniques de codage et d'identification offert par le standard EAN 128. Or une traçabilité doit d'abord répondre à des fonctions (identification, garantie et filiation), s'organiser selon ses propres critères (architecture fonctionnelle et organigramme) pour ensuite s'implémenter dans des technologies et des standards.

L'EAN 128 est un standard d'échanges de données électroniques et il est donc partie prenante d'un système de traçabilité. Mais l'EAN 128 n'offre pas les moyens d'établir LA TRACABILITE pour un exploitant.

Un exploitant, surtout de petite taille, qui se retrouve avec le logiciel EAN 128 n’a pas de guide pour construire son système de traçabilité. Dépourvu de ce maillon, il se refuse à implémenter un logiciel et une codification qu’il ne maîtrise pas. De ce fait, la traçabilité reste manuelle, avec tous les risques que cela comporte.

Dans un cas, un industriel de la pâtisserie utilise l’EAN 128 pour l’implémentation de la traçabilité depuis sa propre production jusqu’au client final, c’est-à-dire la grande distribution. Mais ce même industriel est en relation avec de nombreux fournisseurs amont qui eux, n’utilisent pas ce standard. Ainsi, la réception des matières premières et des ingrédients se fait à l’aide d’un tableur Excel™ et toutes les interfaces sont gérées à la main. Il est vrai qu’en 2006, le GS1 (organisme gestionnaire du système EAN 128) a constaté un net ralentissement dans la progression de l’implémentation du standard EAN 128 dans les industries agro alimentaire.

Ce sont surtout les entreprises de petites tailles qui sont restées à une traçabilité manuelle. Pour combler cette lacune, un grand distributeur a mis en place un programme d’installation et de formation autour de ce standard pour tous ses fournisseurs, quelque soit leur taille. Des syndicats professionnels proposent également d’accompagner les petites structures dans l’adoption de ce standard. L’important n’est plus que tel distributeur ou tel syndicat professionnel agit pour diffuser les standards (ils le font !). L’important est que le standard, quel qu’il soit, n’enferme pas l’exploitant dans une logique qui ne prend pas en compte son point de vue et ses intérêts.

Comme indiqué plus haut dans la mise en place d’un standard pour l’échange de données, c’est le maillon fonctionnel et méthodologique de la traçabilité qui manque.

Le conseil de NUMERAL ADVANCE est tout à fait clair : la traçabilité est une action qui doit conduire à des résultats, peu importe les moyens. Mettre en œuvre la traçabilité revient à mettre en œuvre un système de management de la traçabilité (comme pour un système de management de la qualité ou de la sécurité alimentaire). Ceci comprend les étapes suivantes :

  • objectifs,
  • équipe et responsabilité,
  • moyens et budgets,
  • réalisation par l’implémentation des procédures,
  • tests (retrait/rappel)  et audit.

Une fois le système implémenté, nous avons :

  • les opérations courantes de la traçabilité,
  • les audits réguliers,
  • communiquer régulièrement avec la filière.

Dans le cadre d’une opération de retrait / rappel, il est rare qu’un seul exploitant agisse isolément. La traçabilité doit traverser différents partenaires et l’échange des informations ne sera efficace que grâce à des standards. L’EAN 128 est l’un d’entre eux et son utilisation est donc préconisée mais uniquement après avoir établi les fonctions, méthodes et organisations de la traçabilité. L’important est de cadrer le standard EAN 128 dans le système de traçabilité de l’entreprise, et non pas l’inverse.

Consultez notre approche schéma directeur de la traçabilité .