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CONSENSUS 2010 - ANNÉE 0 DU CONSENSUS

ACTIVITÉS FINANCIÈRES : DU RÉEL VERS LE VIRTUEL

La crise financière a révélé des mécanismes et des interactions qui étaient jusqu’à là inconnus du grand public.

On sait mieux, début 2010, à quoi s’en tenir sur la nature des rapports d’échanges entre les différents acteurs économiques.

Pour faire simple, on peut retenir que pour un échange économique réel (achat de blé par un industriel de l’agro alimentaire), il peut se dérouler plusieurs échanges économiques virtuels à travers les mécanismes de couverture et de spéculation. Dans sa fonction de base, un spéculateur rend un service et se fait rémunérer sur les résultats. Pour acheter un quintal de blé au comptant, on se base sur la valeur du produit mais pour acheter le même quintal avec une valeur déterminée dans 6 mois, on se base sur la valeur du produit auquel on rajoute le service de régulation du prix à 6 mois, assuré par le spéculateur.

Le spéculateur travaille sur des projections futures. Il est donc dans le virtuel, dans le potentiel et il est normal que son service soit rémunéré. L’industriel recherche la stabilité dans ses approvisionnements car c’est l’efficacité de son organisation qui en dépend. Le consommateur est aussi attentif à la régularité des livraisons et à la constance de la qualité. Le consommateur est donc prêt à en payer le prix (a-t-il le choix ?).

On voit donc que l’économie virtuelle, celle qui tournée vers le futur spécule sur les variations pour assurer une régularité aux marchés, peut très bien cohabiter avec l’économie réelle. On peut faire une analogie avec les paris des courses de chevaux. La course elle-même fait partie de l’économie réelle avec le déroulement de la compétition et le vainqueur final qui décroche le trophée. En parallèle, les paris sur le tiercé gagnant, avec les possibilités de gains qui sont liées, fait partie de l’économie virtuelle. Ainsi, le réel et le virtuel cohabitent.

Dès que l’on rend un service qui est demandé, il doit être rémunéré et c’est bien le cas de la spéculation et de toutes les activités de service liés aux engagements futurs sur des activités aux évolutions aléatoires.

Ce qu’à révélé, entre autre, la crise financière, c’est qu’aucun système d’échange, de régulation ou de prise de risque ne tient la route dans le cas d’une utilisation abusive. Ce n’est pas le système qu’il faut remettre en cause, bien qu’on puisse l’améliorer, c’est l’usage qu’en font certains acteurs économiques.

A retenir :

 
Contexte Economie réelle et virtuelle peuvent cohabiter mais comme tout système d’échange, elles doivent évoluer dans des limites acceptables
Business L’économie virtuelle est un moyen de multiplier les affaires à partir de l’économie réelle et la conséquence est donc le développement des marchés
Qualité et performance

La qualité et la performance doivent contribuer à faciliter les échanges entre économie réelle et économie virtuelle. En particulier, elles doivent se concentrer sur les outils communs de l’économie réel et virtuelle : les NTIC